L'autisme au collège et au lycée :
comprendre les difficultés

L'autisme, un handicap invisible et complexe

Cette année, il y a un élève autiste dans votre cours.
Au collège comme au lycée, c’est une situation pour les professeurs pour le moins déroutante, angoissante parfois.

Il y a certains profils d’élèves ayant un Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) pour lequel le handicap semble évident, pour d’autres moins.
Face au handicap, de nombreuses questions, qui parfois nous mettent dans l’inconfort, traversent notre esprit.

Pourquoi chez certains élèves autistes le handicap est peu perceptible ? Ont-ils vraiment besoin d’aménagements ?
Et ceux qui sont beaucoup plus touchés ont-ils toute leur place dans l’établissement ou encore aux examens de fin de cursus ?
Quels aménagements faut-il mettre en place ? Pourquoi ?
Comment obtenir des informations précises sur le profil de l’élève et comment réaliser des aménagements adaptés facilement ?
Comment faire pour aider cet élève sans le stigmatiser ?
Ce temps investi pour un seul élève sera-t-il vraiment porteur de réussite alors que je suis peu formé(e) au handicap ?

Si cet élève est arrivé jusqu’ici dans son cursus scolaire, c’est bien parce que la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et les professionnels spécialisés qui le supervisent ont estimé qu’il en a les capacités. Mais comment l’aider ?
Je vous propose de répondre à ces questions à travers un petit tour d’horizon en trois volets pour ne pas rendre ce contenu relativement dense imbuvable ^^

Ce premier article vous aidera à comprendre en quoi l’autisme rend les apprentissages difficiles. Vous mesurerez mieux son impact dans le quotidien de votre élève, ce qui permettra de mieux cerner les solutions envisageables (abordées dans les deuxième et troisième volets).

La communication sociale

Théorie de l’esprit

L’autisme c’est d’abord un trouble de la communication sociale. Cela ne veut pas dire que votre élève ne sait pas parler (même si cela existe aussi), ni communiquer mais simplement que la communication avec les autres (sociale donc ^^) est altérée.

Pourquoi ? Parce que l’autisme est un trouble neurodéveloppemental. Le cerveau d’une personne ayant un Trouble du Spectre de l’Autisme ne fonctionne pas comme celui de vos autres élèves : il ne décode pas les signaux sociaux de la même manière.

Un élève autiste n’a pas ce fabuleux pouvoir de déchiffrer les états mentaux des autres. Le message social et émotionnel que l’autre lui envoie en tant qu’individu n’est pas clair.

La théorie de l’esprit qui permet de déchiffrer ces états mentaux (émotions, croyances, désirs, intentions) ne se met pas en place correctement.

Pour bien comprendre la théorie de l’esprit, voici une petite démonstration animée.
L’histoire de Sally et Anne est un test proposé aux enfants qui permet d’évaluer leur capacité à retenir une fausse croyance.

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On comprend à travers ce test que la personne autiste a des difficultés à interpréter ce que l’autre sait.  Ici, l’enfant autiste ne retient pas ce que Sally croit (ma balle est dans mon panier, là où je l’y ai laissée) parce qu’il ne se projette pas dans l’état mental de Sally. Il ne retient que ce qu’il sait : Anne a déplacé la balle.

Voici donc un 2e problème, il est très facile de duper une personne autiste. Ou encore de penser qu’elle est stupide quand on n’est pas informé de sa cécité sociale. Cela peut notamment poser de gros problèmes avec les camarades de classe.

L’attention conjointe

L’attention conjointe qui permet de partager et de diriger l’attention de l’autre (comme lorsque l’on pointe du doigt quelque chose pour partager un événement, une idée ou un besoin) n’est pas non plus particulièrement opérationnelle.

Les troubles de la communication sociale rendent la pensée des autres très difficile à comprendre et requiert un niveau d’abstraction élevé qui n’est pas ou peu accessible aux personnes autistes.

Compétences intellectuelles

Généralisation des acquis et fonctions exécutives

Une fois qu’un adulte a expliqué à l’enfant autiste ce précédent test et ce que Sally croit, il est en revanche capable de le retenir et de le comprendre.
La plupart des autistes n’ont pas de déficience intellectuelle associée. Même si cela existe, c’est rarement le cas pour les adolescents autistes qui poursuivent des études au collège ou au lycée.

Cependant, il se peut qu’il n’ait compris cette croyance que dans cet exemple. Pas dans un autre.
Voici un 3e problème, celui de la généralisation des acquis.

Il est très compliqué pour une personne autiste de reproduire un acquis dans un lieu, un contexte ou une démonstration différente. C’est lié à une altération des fonctions exécutives.

Ce syndrome dysexécutif empêche également la personne autiste de développer correctement sa mémoire de travail, sa flexibilité cognitive ou encore son contrôle de l’inhibition.
Ce qui a évidemment des répercussions importantes sur sa vie scolaire et ses apprentissages.

On comprend bien, de ce fait, que seront peu performantes ses capacités :

  • de mise en action
  • de planification
  • d’organisation
  • de concentration
  • de compréhension de la consigne
  • d’utilisation de l’information
  • d’adaptation aux changements et aux demandes,
  • de régulation des émotions

Le chef d’orchestre censé adapter les comportements de votre élève à des situations non routinières a égaré sa baguette !

Cohérence centrale, symbolique et sens second

Votre élève autiste manque aussi de cohérence centrale, autrement dit, il a des difficultés à avoir une vue d’ensemble de l’information et n’arrive pas à en extraire le sens. Son attention se fixe sur le détail, ce qui ne lui permet pas de comprendre l’information dans sa globalité.

Si l’on montre ces 4 images à un enfant autiste, il y est probable qu’il vous réponde ceci :

Je vois des U

La tortue regarde les étoiles

Le cœur du monsieur est cassé

La fille est triste

Avec ces exemples, on s’aperçoit également que la personne autiste n’a pas accès à la symbolique et qu’elle replace difficilement ce qu’elle observe dans son contexte.
Avec l’âge et l’expérience, ces compétences s’améliorent mais elles restent plus ou moins dysfonctionnelles selon les profils.

Les sens seconds et les métaphores doivent être expliqués.

La pragmatique du langage

On observe aussi ces difficultés dans la communication au niveau de la pragmatique du langage.
Chez la personne autiste, l’utilisation et l’interprétation du langage n’est pas adapté au contexte dans lequel il apparaît
: la cohésion du discours avec le groupe, l’alternance du tour de parole, le décodage des éléments non verbaux ou implicites ne sont pas toujours bien compris et deviennent de véritables obstacles dans sa compréhension des interactions sociales.
La personne autiste utilise essentiellement le langage pour parler de ses centres d’intérêts ou pour satisfaire un besoin. Elle ne comprend pas intuitivement l’art de la conversation.

Le décodage oral mais également écrit d’un raisonnement est altéré par toutes ces difficultés sous-jacentes.
Le travail de groupe est une difficulté majeure pour la personne autiste.

Les troubles de la modulation sensorielle

Les personnes autistes sont majoritairement perturbées par un dysfonctionnement de leurs perceptions.

Tous les sens peuvent être touchés y compris le système proprioceptif et vestibulaire. Les informations sensorielles ne sont pas transmises correctement au cerveau par le système nerveux. On parle alors d’hypo ou d’hypersensibilité.
Parfois les deux se cumulent en fonction des sens, de la surcharge sensorielle ou mentale du moment, de l’environnement…
 
Le volume sonore, les déplacements, la luminosité, les odeurs, etc. sont autant de stimuli qui empêchent votre élève de rentrer correctement dans les apprentissages scolaires et génèrent des difficultés de concentration.
 

Le milieu scolaire est un environnement ou les stimuli sont légion. Le terrain d’action d’un adolescent autiste à l’école est important.

Plus ses compétences sont importantes, plus il intègre un monde vaste et incertain, non standardisé à ses besoins. Il est de ce fait de plus en plus exposé et vulnérable.

L'autorégulation et la surcompensation

Les stratégies de compensation

Un élève autiste, adolescent ou jeune adulte, a déjà passé de longues années sur les bancs de l’école. Il a eu le temps de développer ses propres stratégies de compensation pour pouvoir vivre avec les autres. Plus ou moins fonctionnelles. Mais toujours énergivores.

Tous ont plus ou moins connu les moqueries, le jugement, la manipulation et le harcèlement. Souvent dans le silence, de peur d’aggraver leur situation. Ils vivent dans l’évitement pour certains, dans le repli pour d’autres, quelques-uns ont réussi à se faire accepter par la voie de l’originalité ou de la gentillesse mais restent malgré tout pour leurs camarades des marginaux, des arrogants au langage châtié, des losers ou encore des bizarres.

Les stéréotypies

Les personnes autistes ont souvent des stéréotypies : des comportements répétitifs et étranges qui les aident à réguler leurs émotions, leur concentration ou encore l’ennui.
 

Certains autistes ont des stéréotypies motrices : des mouvements involontaires du corps (mouvements nerveux ou rapides des mains, balancements…). A partir du collège, la plupart d’entre eux essaient de les camoufler, pour ne pas être stigmatisés.
Cela leur demande un effort considérable.

Un élève autiste vit quotidiennement de nombreuses surcharges sensorielles et mentales.
Il compense de manière permanente ses difficultés sociales, ses troubles des apprentissages, ses besoins sensoriels et moteurs éprouvés par un environnement peu adapté. Les autres élèves représentent souvent une menace ou une déception et mettent cet élève, qui reste quand-même un caméléon hors pair, dans un état constant d’hyper-vigilance et d’incompréhension.
Il vit un sentiment d’incompétence
.

Il peut alors survenir un trouble dépressif, un trouble anxieux ou encore des troubles du comportement : les shutdown ou meltdown, que l’on nomme aussi effondrements autistiques.


Les troubles du comportement

Shutdown et meltdown

Lors d’un meltdown, la personne autiste n’arrive plus à s’autoréguler, la surcharge et l’état de stress est trop intense. Cela s’extériorise par un état de rage ou de fureur soudain. Elle est alors susceptible de faire preuve de violence (plus fréquemment retournée contre elle-même que vers les autres).

Le shutdown se traduit lui par un état d’enfermement. Cette fois-ci au lieu d’exploser, votre élève autiste implose. Il est dans un état de sidération qui ne lui permet plus de communiquer ou de demander de l’aide. Certains élèves se cachent (dans les toilettes pas exemple) pour relâcher cette douleur et ne pas montrer leur vulnérabilité qu’ils perçoivent comme de la faiblesse.

Une grande anxiété sociale peut aussi amener un mutisme sélectif dans certains environnements. Cette incapacité physique de parler doit être signalée car elle peut ne pas être présente à la maison. Ce trouble doit être pris en charge par un professionnel (orthophoniste et/ou psychologue).

Il faut bien comprendre que toute réaction extrême est proportionnelle à ce qui est subit intérieurement par le jeune. Son mental et son corps ont atteint la limite de ce qui est supportable pour lui et vous comprendrez au regard de ce que vous avez déjà lu que ces élèves sont courageux et endurants. Ils supportent bien plus que ce qu’un élève ordinaire est habitué à tolérer.

L’état de crise d’un élève autiste est un véritable signal de détresse.

L’estime de soi

Toutes ses épreuves sont vécues la plupart du temps de manière invisible par votre élève autiste, il rend son handicap peu visible pour faire partie de ce monde qui est aussi le sien. 

Il fait illusion et son entourage ne mesure pas la densité de ses efforts quotidiens car ses difficultés apparentes sont loin d’être le reflet de celles qu’il vit intérieurement.

A cela s’ajoute une estime de soi balayée par de nombreux échecs relationnels et des résultats scolaires en dents de scie pour un temps de travail souvent supérieur à ses camarades. Ces résultats ne reflétant d’ailleurs pas toujours les véritables savoirs et compétences de cet élève.

Un handicap aux problématiques multidimensionnelles

On comprend bien à travers ce rapide tour d’horizon que les difficultés rencontrées par votre élève autiste ne sont pas toujours en adéquation avec les attentes académiques.
Ces dernières ne sont évidemment pas élaborées pour ce profil d’élève qui a pourtant de vraies compétences à développer. C’est la raison pour laquelle des aménagements pédagogiques établis en fonction des besoins qui lui sont propres lui sont accordés. Ils sont indispensables à sa réussite scolaire.

 

Lire la suite : les compétences et les leviers qui vont aider votre élève à poursuivre sa scolarité
et à cheminer au même titre que ses camarades vers l’autonomie en cliquant sur ce lien !

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Autisme au collège et au lycée : comprendre les difficultés

Vous êtes professeur ? Partagez votre expérience et les difficultés que vous avez pu rencontrer avec un élève autiste dans l’apprentissage de votre matière… ou posez vos questions en commentaire !

33 réflexions sur “L’autisme au collège et au lycée : comprendre les difficultés”

  1. Lorsque l’on est perpétuellement dans des stratégies de compensation, d’adaptation, … c’est toujours énergivores.
    Peut-être que l’on devrait avoir des formations qui expliquent aux enfants (et à certains parents aussi) que nous ne ressentons pas les choses tous de la même manière, afin que les élèves autistes, puissent ne pas être stigmatisés.
    Je ne savais pas qu’une personne autiste n’a pas accès à la symbolique, je pensais que c’était plus sur les émotions qu’il y avait un trouble.

    1. Merci Marie, oui vivre ensemble avec nos différences ça s’apprend tout petit. C’est une compétence qui n’est pas assez travaillée.
      La symbolique est peu accessible pour les personnes autistes car elle demande un niveau d’abstraction complexe mais cela ne les empêchent pas d’avoir une imagination, un humour et une créativité bien à eux (qui part souvent de quelque chose de très concret) 😉

      1. Merci et félicitations à la rédactrice de cet article passionnant, précis et pédagogique. Pour ma part, j’ai appris des mots techniques qui me serviront à débuter dans le métier d’AESH à partir de la semaine.

  2. Je suis professeur des écoles en maternelle depuis 15 ans, et depuis 2014, j’ai eu chaque année un élève porteur d’autisme dans ma classe. J’aime beaucoup les articles que vous publiez. Aujourd’hui je tiens à partager avec les parents d’enfants TSA que nous (prof des écoles) ne sommes pas formés à l’accueil d’enfants porteurs d’autisme et que nous nous formons « sur le tas » la plupart du temps. Et une fois que nous « gérons » à peu près, nous formons à notre tour les AESH « sur le tas »…
    Lorsque les parents ont déjà entrepris des suivis/démarches avant la maternelle, ou qu’ils acceptent un accueil réduit dans le temps (1h30 ou 2h par jour en PS au début de l’année par exemple), l’accueil de leur enfant est généralement une réussite et l’enfant progresse de façon spectaculaire entre la petite section et son entrée en CP. Mais la plupart du temps, c’est la maîtresse qui alerte les parents et dans ce cas, et c’est bien compréhensible, les familles ont besoin de temps pour accepter la spécificité de leur enfant et pour effectuer les démarches auprès de spécialistes et de la MDPH. J’aimerais donc juste alerter sur le fait que durant tout ce temps la maîtresse fait ce qu’elle peut, et « supporte » les crises et les comportements violents de son élève, sans aide de sa hiérarchie (l’école est obligatoire à 3 ans), ni de la société (pas d’AESH sans notification de la MDPH, pas d’Atsem à temps plein dans une majorité d’écoles maternelles françaises). Ce temps entre l’entrée de l’enfant à l’école et l’arrivée d’une AESH peut être de 2 ans voire plus. Les professeurs des écoles comprennent parfaitement que les parents ont besoin de temps pour accepter le handicap de leur enfant, comprennent encore plus que les familles ont besoin de « souffler », mais ils ont aussi entre 20 et 30 élèves dans leur classe, et ne sont pas des magiciens… il faudrait aussi se mettre à leur place avant de plébisciter l’inclusion pour tous les élèves…

    1. Merci pour ce retour sur votre expérience en tant que professeur des écoles. Le manque de formation des enseignants est en effet un véritable problème. C’est malheureusement en maternelle que l’accueil est généralement le plus compliqué car, comme vous le mentionnez, de nombreux enfants ne sont pas encore diagnostiqués. Beaucoup de parents découvrent l’autisme de leur enfant lorsqu’il est confronté pour la première fois aux apprentissages en groupe et à la structure pédagogique proposés par l’école.

      Le temps d’acceptation pour un parent peut être long, c’est vrai. Le temps de prise en charge aussi. Certains parents sont parfois dans le déni car cette réalité est trop violente pour eux. D’autres rejettent l’idée d’une étiquette de peur de figer leur enfant dans un carcan. Ce que ne représente pas forcément le diagnostic qui offre justement la liberté de Devenir en proposant des outils. Il y a aussi des parents qui se battent en y mettant leur cœur et leur énergie pour que leur enfant mais aussi les personnes qui l’entourent possèdent le plus d’aides possibles. Rares sont les parents qui mettent leur enfant à l’école pour « souffler », ces parents travaillent, montent des dossiers, fabriquent du matériel pédagogique pour la maison, cherchent des idées et des spécialistes, se forment, dorment peu la nuit, optimisent leur temps pour s’occuper des autres enfants de la fratrie. C’est un combat sans fin pour offrir le meilleur à ses enfants. C’est une réalité violente que l’on étouffe beaucoup également.

      La maternelle c’est aussi un moment particulier de l’enfance où la socialisation se met en place ainsi que l’accueil des émotions. L’émotion chez le tout petit est un appel à la reconnaissance à travers une communication sans filtre, ce qui peut se révéler particulièrement éprouvant, et parfois difficilement gérable dans le respect de chacun, avec un enfant TSA dans une classe où l’on a de nombreux élèves.
      Le manque de personnel dans les écoles (ATSEM, AESH, etc.) est un véritable obstacle à l’épanouissement de tous les enfants en milieu scolaire en France. Au même titre que les familles d’enfants et d’adultes autistes qui ne trouvent pas de place en structure d’accueil ou de professionnels spécialisés faute de moyens ou d’effectifs. Les parents se retrouvent aidants malgré eux avec tout ce que cela induit (perte de salaire, retraite grevée, isolement social, épuisement…).

      Dans les écoles, comme dans les foyers, l’État ne met pas assez de moyens à disposition.
      L’inclusion doit être accompagnée par un vrai projet qui n’existe que trop peu. Les fonds et les aides ne sont pas attribués à hauteur des besoins. C’est une réalité que vous avez raison de souligner.
      Je remercie chaleureusement tous les enseignants qui, comme vous, donnent le meilleur d’eux-mêmes pour accompagner nos enfants. Faites remonter l’épreuve que cela représente pour vous. Expliquez vos besoins. Merci mille fois pour votre travail et votre engagement 🙏

    2. Pour rebondir de manière tout à fait personnelle sur l’intégration progressive d’un élève TSA en petite section, je partage votre avis.
      C’est ce que nous avons fait pour notre fils qui est aujourd’hui scolarisé à temps plein. Les temps d’accueil n’ont d’abord été que de deux demi-journées puis ont été augmentés progressivement. Notre fils a fait d’énormes progrès mais il avait une prise en charge intensive en parallèle et j’ai eu la possibilité de demander l’AJPP auprès de la CAF sur le conseil de mon employeur. Cependant, certains parents sont confrontés à une situation économique qui ne leur permet pas de suspendre ou ralentir leur activité de manière temporaire.
      Il est possible aussi que l’accord de réduire les heures de présence de l’enfant soit perçu comme un non-retour par certains parents et apporte beaucoup d’angoisse. Il est alors important d’instaurer une relation de confiance et de formaliser une intégration progressive dans le projet de scolarisation.

  3. Un article qui devrait être lu par tous, enfant, parent, professeur afin de lever les jugements et mieux accompagnés les enfants autistes. Nous avons tous un rôle à jouer, que l’on soit proche de cet enfant ou simplement spectateur de ses émotions.
    Merci de faire comprendre leurs visions de la vie pour que nous puissions mieux les accompagner.

  4. Merci beaucoup pour ce bel article ! Je suis maman d’un Enfant HPI et sans doute porteur du TSA mais également l »AESH de 3 élèves dont une petite fille de 4 ans, porteur du TSA et ce n’est pas facile tous les jours…mais j’apprends à décoder, écouter pour aider au mieux cette élève et soulager l’enseignante. Il est très difficile en Bretagne de trouver des spécialistes pour poser le diagnostic de l’autisme, si quelqu’un à des conseils….
    Merci et belle fin d’année 2022.

    1. Merci pour votre message et votre engagement. Avez-vous essayé auprès du CRA de votre région ? Vous pouvez aussi tenter de demander des contacts pour un diagnostic dans les groupes sur les réseaux sociaux.
      Belle fin d’année à vous !

  5. Un combat de tous les jours, qui dure des années, qui devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que les enfants grandissent, c’est aussi la réalité du terrain qui veut que selon les départements ou les régions, les aides sont plus ou moins existantes.
    C’est l’épuisement qui est le plus difficile, la solitude et la colère en soi (je suis aussi avec spectre autistique)… sans doute que mon défaut est de ne faire confiance qu’en très très peu de personne, la vie m’a montrée que je devais apprendre à mes enfants (tous avec ce spectre) à se protéger. Le psy parle de famille caméléon, encore une jolie case.
    L’article met en lumière bien des choses, comme le site en son entier, il faut le dire.

    Merci

    1. Merci à vous 🙂
      Plus les enfants grandissent et plus il est difficile d’obtenir des aides. Pourtant l’autisme sera là toute la vie : les compensations et les aides sont nécessaires à toutes ses étapes. Il y a actuellement, il est vrai, trop peu de projets en place pour les ados et les adultes.

    2. Bravo Severine pour ce bel article, simple et concis ! Je l’ai diffusé à l’ensemble des enseignants du secondaire. J’ai hâte de lire la suite. Merci à vous et heureuse année !
      Mme Barkammich Saïda professeure référent autisme clg La Salle Amiens.

  6. Bonjour,
    Heureuse de vous lire, mon fils passant bientôt en mode collège en Belgique. Mais certaines parties de votre article ne m’apparaissent pas correctement, dont certaines images qui « apparaissent » en mode langage codé informatique.
    Si juste chez moi, tant pis, si plus général, vous pourrez me le renvoyer?

    Merci!
    Cécile

    1. Bonjour Cécile,
      Ce doit être un souci informatique qui vient de votre côté. Je n’ai pas ce soucis sur mes différents postes informatiques ici.
      Je devrais mettre les PDF dans la Toolbox d’ici 15 jours si cela peut vous aider 😉

  7. Bonjour,
    Je suis la maman de deux enfants autistes,je voulais vous parler des différentes difficultés qu’à rencontrer mon fils en ce début d’année scolaire au collège,il est en ULIS et au début d’année il avait 3 heures d’inclusion dans la même journée 2 heures de sport et une heure en musique et sans aucune aide humaine pas assez de AESH qui lui a rendu la vie difficile parce ces camarades ne laissez pas tranquille et le bruit dans les vestiaire…
    Mon fils commence à comprendre ces difficultés,ces différences avec les autres élèves .ce début d’année était difficile il m’a dit pourquoi j’existe, je vais me suicidé parce que il voulait plus aller en inclusions et les autre lui mettent la pression en lui disant que c’est obligatoire et tout le monde s’y met même le personnel du collège qui ne connaît rien sur son état de santé.
    Merci j’ai plein de choses à vous raconter mais c’est très long.
    Bonne année.

    1. Bonjour,
      Avez-vous fait une demande d’entretien en urgence avec la direction et son professeur principal ? Un PPS a-t-il été mis en place ? Si oui, est-il mis régulièrement à jour ? Il est très important d’ajuster les aménagements en fonction des problématiques de votre fils qui évoluent avec le temps. L’enseignant référent de votre secteur peut vous accompagner dans cette démarche, il agit en médiateur à la recherche de solutions adaptées dans le cas d’une divergence d’appréciation entre la famille et l’équipe pédagogique.
      La souffrance de votre fils doit être entendue, je suppose qu’il est suivi par un pédopsychiatre. Ce dernier peut réaliser un compte-rendu pour appuyer votre demande.
      Gardez courage 💙

  8. Merci beaucoup pour vos articles.
    Je suis autiste et j’ai 14 ans et vos articles m’aident vraiment à mieux me comprendre.
    Encore merci, c’est vraiment super !

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