Ce blog est un espace pour les parents qui cherchent de l’information et des stratégies complémentaires suite à un diagnostic d’autisme clair, c’est-à-dire donnant une cartographie précise et complète des difficultés et des compétences de votre enfant (autonomie, motricité, communication, langage, etc.).

Si vous êtes plutôt en questionnement et/ou en quête de dépistage, le M-Chat est un questionnaire qui s’adresse aux parents et permet de détecter chez les très jeunes enfants (avant 3 ans) un risque potentiel. De 3 à 5 ans, le formulaire E2 sera plus adapté. Si vous suspectez un trouble de la sphère autistique chez votre enfant, et ce peu importe son âge, tournez vous vers le Centre Ressource Autisme (CRA) de votre région.

DiagnosticIl est indispensable que le diagnostic soit délivré selon les normes internationales (DSM-V/CIM10) sans quoi vous risquez d’être mal informés et surtout très mal orientés. Le site suivant est extrêmement bien documenté à ce sujet.

Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de faire passer des bilans complémentaires à votre enfant et de ne pas vous arrêter au simple diagnostic. Un bilan en orthophonie et en psychomotricité sont les deux grands incontournables mais ils font normalement déjà partie du bilan complet qui sert à poser le diagnostic. Un bilan neuro-visuel ainsi qu’un bilan sensoriel ou sensori-moteur peuvent être pertinents, parlez en avec l’orthophoniste et le psychomotricien de votre enfant.

Une rééducation intensive de type comportementale et pluridisciplinaire est essentielle pour un enfant ayant un Trouble du Spectre Autistique (TSA) car les variations neuro-développementales liées à un déséquilibre sensoriel et perceptif fragilisent de nombreuses fonctions telles que l’exploration de l’environnement, l’action et la communication. Lorsque ces piliers ne sont pas stables, il en résulte de grosses difficultés dans les apprentissages.

En général une bonne prise en charge comprend de l’orthophonie, de la psychomotricité et/ou de l’ergothérapie et idéalement un groupe d’entraînement aux habiletés sociales.

L’orthophonie permet d’aborder différents aspects tels que les problèmes de lecture ou la pragmatique du langage, on peut également y pratiquer de la remédiation cognitive.

La psychomotricité permet de travailler le développement moteur où les retards sont fréquents, la concentration, l’agitation et tout ce qui a trait à l’organisation et à la mobilisation corporelle.

L’ergothérapie également basée sur la manière dont la personne appréhende son corps se focalisera plus sur des aides techniques permettant au patient d’accéder à plus d’autonomie et d’indépendance dans ses activités quotidiennes (tenue des couverts, geste graphique, laçage des chaussures, apprentissage de l’outil informatique, etc.).

Les approches rééducatives entre la psychomotricité et l’ergothérapie se chevauchent et se recoupent fréquemment lorsqu’il s’agit de la prise en charge d’un enfant avec un TSA. Leur but étant commun vous pouvez opter pour les deux formes de rééducation ou alterner de l’une à l’autre ou encore n’en choisir qu’une. Il est aujourd’hui encore assez difficile de trouver un ergothérapeute car ils sont peu nombreux en France.

Le groupe d’habiletés sociales est un soutien important pour un jeune avec un TSA. Il y rencontre d’autres jeunes avec un niveau de compétences équivalent et ayant sensiblement le même âge. Encadrés par un psychologue et un orthophoniste, le groupe travaille ensemble les codes sociaux et la capacité de chacun à donner une réponse ou à accomplir une action socialement adaptée. Les thématiques sont réalisées en fonction du niveau et de l’âge des participants. Des interventions tour à tour ainsi que de petites mises en situation sous forme de jeux de rôles (parfois filmées) permettent à la personne TSA d’appliquer ses connaissances, de s’auto-évaluer et de se corriger. Idéalement, une fiche est remise à chaque participant à la fin du cours, ce qui lui permet de continuer à explorer ses nouveaux apprentissages en situation réelle.

Un psychologue en suivi individuel peut aider votre enfant s’il manifeste un soucis psychologique particulièrement envahissant : grande anxiété, colère difficile à maîtriser, phobie scolaire, dépression, etc.

Enfin, un suivi par un pédopsychiatre spécialisé peut être d’un grand soutien : il sera à même d’orchestrer la prise en charge de votre enfant et de vous orienter lorsque vous en aurez besoin. Il peut vous fournir un certificat médical MDPH précis. Il peut aussi vous prescrire une médication si cela s’avérait nécessaire (troubles du sommeil, TDAH, énurésie, etc.). Il s’assurera également du bien-être psychologique de votre enfant.

Quelque soit la prise en charge, bannissez les approches psychanalytiques qui ne sont ni adaptées, ni recommandées (HAS).

Montez en parallèle un dossier MDPH afin que votre enfant puisse bénéficier des droits qui lui reviennent en fonction de ses difficultés et de votre situation familiale : aide financière, attribution d’une AVS à l’école, carte d’invalidité, etc.

Si vous le pouvez, étalez les prises en charge sur le temps scolaire de votre enfant.  Ne le surchargez pas en fin de journée. N’oubliez pas qu’il doit composer avec ses difficultés sensorielles et sociales en plus des apprentissages scolaires. C’est extrêmement fatigant pour lui.

Mon fils a toujours manqué des cours (1 à 2  demi-journées / semaine) et arrive tout de même avec l’aide de son AVS à suivre le niveau.

Si vous sentez votre enfant trop fatigué, n’hésitez pas à le faire arrêter une journée ponctuellement au cours de l’année scolaire et à le laisser souffler. Il n’en ratera pas son année scolaire pour autant ! 😉

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Autisme : Diagnostic et prise en charge

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