Agnosie : L’agnosie est l’incapacité de reconnaître certains stimuli en l’absence de déficits sensoriels primaires comme la cécité ou la surdité par exemple. Il y a perte d’informations qui permettent d’interpréter certains types de sensations reçues. Le sujet atteint perçoit les stimuli, mais ne les traite pas au niveau logique. L’agnosie n’est pas un trouble de la conception, du langage. Il existe plusieurs types d’agnosies selon la modalité sensorielle ou le type de perception qui est affecté.

Comorbidité : En médecine, la comorbidité désigne la présence d’un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire ainsi que l’effet provoqué par ces troubles ou maladies associés. En psychiatrie, la comorbidité est la présence simultanée de plusieurs diagnostics. Elle n’implique pas nécessairement la présence de multiples maladies, mais l’impossibilité d’émettre un seul diagnostic.

Diète sensorielle : la diète sensorielle est un protocole d’intervention reposant sur le schème d’intégration sensorielle. Elle est généralement appliquée à la maison ou à l’école par les parents ou l’enseignant dans le quotidien de l’enfant et non seulement par le thérapeute.

Écholalie : L’écholalie est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l’interlocuteur, en guise de réponse verbale. Étymologiquement, le terme provient du grec : « ἠχώ (ēkhō) de ἠχή (ēkhē « son ») » et lalie (λαλο) « langage ».

Fonctions exécutives : En psychologie, les fonctions exécutives désignent un ensemble assez hétérogène de processus cognitifs de haut niveau. Ils permettent de faire varier le traitement et le comportement de l’information à chaque instant en fonction des objectifs actuels d’une manière adaptative, plutôt que de rester rigide et inflexible. Les fonctions exécutives sont nécessaires pour effectuer des activités telles que la planification, l’organisation, l’élaboration de stratégies, pour être attentif et se rappeler les détails, et pour gérer le temps et l’espace. En s’appuyant sur des études neuropsychologiques et neurophysiologiques, il est largement admis que le cortex préfrontal joue un rôle-clé dans le soutien des fonctions exécutives (ou contrôle cognitif) dans le cerveau. Cependant, les différentes fonctionnalités des fonctions exécutives semblent recruter différentes parties du cortex frontal, ainsi que d’autres régions du cerveau.

Habituation : En psychologie, l’habituation constitue une forme d’apprentissage. Elle consiste en la diminution graduelle (et relativement prolongée) de l’intensité ou de la fréquence d’apparition d’une réponse à la suite de la présentation répétée ou prolongée du stimulus l’ayant déclenchée (lorsque nous portons des vêtements, par exemple, nous en oublions rapidement la sensation).

Hyperacousie : L’hyperacousie est un dysfonctionnement de l’audition, caractérisé par une hyperfragilité de l’ouïe. Une personne atteinte d’hyperacousie ne pourra ainsi pas tolérer certains sons ou certains environnements bruyants.

Hyperesthésie : L’hyperesthésie se traduit par une sensibilité exacerbée des différents sens. Cela affecte la perception des sensations douloureuses, vibratoires, thermiques ou tactiles. L’origine de l’hyperesthésie peut être pathologique ou physiologique, et la sensation ressentie est parfois décrite par le sujet comme pénible, voire insupportable. En psychologie, Jeanne Siaud-Facchin utilise le terme en le définissant comme une « exacerbation des sens » qui caractérise les enfants (et adultes) surdoués (HP) : chez ces derniers, les informations sensorielles parviennent beaucoup plus vite au cerveau que dans la moyenne et ces informations sont traitées dans un temps significativement plus court.

Mono-traitement : L’information sensorielle n’est traitée que sur une seule modalité (un seul sens fonctionne à la fois). Le sujet peut ne pas avoir conscience des informations qui arrivent par les autres sens (Olga Bogdashina, 2003).

Pragmatique du langage : La pragmatique est une branche de la linguistique qui s’intéresse aux éléments du langage dont la signification ne peut être comprise qu’en connaissant le contexte de leur emploi. Cet objectif est l’un des buts des études visant à mettre en évidence la cohérence propre du langage naturel.

Surcharge sensorielle : La surcharge sensorielle est une dysfonction d’intégration sensorielle. Le corps reçoit plus d’information sensorielle qu’il ne peut en contrôler.

Synesthésie : La synesthésie (du grec syn, avec (union), et aesthesis, sensation) est un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. Par exemple, dans un type de synesthésie connu sous le nom de synesthésie « graphèmes-couleurs » (qui représenterait 64,9 % des synesthésies), les lettres de l’alphabet ou nombres peuvent être perçus colorés. Dans un autre type de synesthésie, appelée « synesthésie numérique », les nombres sont automatiquement et systématiquement associés avec des positions dans l’espace. Dans d’autres types de synesthésie, la musique et d’autres sons ainsi que les nombres, jours de la semaine et mois de l’année peuvent être perçus colorés, ayant une forme particulière ou une disposition spatiale particulière. Dans un autre type de synesthésie, appelé « synesthésie de personnification ordinale/linguistique », ces éléments évoquent des personnalités. La synesthésie impliquant des formes et couleurs est plutôt répandue, alors que la synesthésie impliquant des goûts et odeurs est plutôt rare. En 2004, l’Association américaine de synesthésie dénombrait 152 formes de synesthésies différentes.

Théorie de l’esprit : La théorie de l’esprit désigne en sciences cognitives les processus permettant à un individu de reconnaître un type d’état mental, pour lui-même ou pour une autre personne. C’est donc le processus cognitif qui permet de théoriser un état d’esprit : intention, désir, jeu, connaissance… se rapportant à l’autre ou à une projection de soi même, la théorie de l’esprit soulève la question de la façon dont l’individu procède pour se représenter le monde. Cette représentation, qui existe même si la théorisation est erronée ou lacunaire, permet à l’individu d’envisager ses propres attitudes et actions ainsi que celles des autres agents intelligents. L’apprentissage de cette capacité passe, entre autres, par la compréhension qu’autrui possède des états mentaux différents des siens. Cette aptitude enrichit qualitativement les interactions sociales — communication, collaboration, compétition, apprentissage, etc. — et relève ainsi de la cognition sociale.

Uni-modal : voir Mono-traitement

Sources : Wikipédia, Larousse, sante-medecine.net

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