Le petit lexique de l'autisme

pour éviter d’avoir mal à la tête…

AEEH : Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé

AESH : Les accompagnants d’élèves en situation de handicap sont des personnels chargés de l’aide humaine. Ils ont pour
mission de favoriser l’autonomie de l’élève en situation de handicap,
qu’ils interviennent au titre de l’aide humaine individuelle, de l’aide
humaine mutualisée ou de l’accompagnement collectif.

AAH : Allocation Adulte Handicapé

Agnosie : L’agnosie est l’incapacité de reconnaître certains stimuli en l’absence de déficits sensoriels primaires comme la cécité ou la surdité par exemple. Il y a perte d’informations qui permettent d’interpréter certains types de sensations reçues. Le sujet atteint perçoit les stimuli, mais ne les traite pas au niveau logique. L’agnosie n’est pas un trouble de la conception, du langage. Il existe plusieurs types d’agnosies selon la modalité sensorielle ou le type de perception qui est affecté.

AVS : Auxiliaires de vie scolaire. Ancien nom des AESH.

CDAPH : Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Elle décide des droits de la personne handicapée au sein de la MDPH.

Comorbidité : En médecine, la comorbidité désigne la présence d’un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire ainsi que l’effet provoqué par ces troubles ou maladies associés. En psychiatrie, la comorbidité est la présence simultanée de plusieurs diagnostics. Elle n’implique pas nécessairement la présence de multiples maladies, mais l’impossibilité d’émettre un seul diagnostic.

Diète sensorielle : la diète sensorielle est un protocole d’intervention reposant sur le schème d’intégration sensorielle. Elle est généralement appliquée à la maison ou à l’école par les parents ou l’enseignant dans le quotidien de l’enfant et non seulement par le thérapeute.

DSM : Le DSM-5 est, en février 2015, la dernière et cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatriques (en anglais Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA, en anglais : American Psychiatric Association).

Écholalie : L’écholalie est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l’interlocuteur, en guise de réponse verbale. Étymologiquement, le terme provient du grec : « ἠχώ (ēkhō) de ἠχή (ēkhē « son ») » et lalie (λαλο) « langage ».

ESS : Équipe de suivi de la scolarisation. Elle veille à la mise en œuvre du PPS et réunit au moins une fois par an la famille, l’enseignant référent, les enseignants de l’élève en situation de handicap, la ou les personnes en charge de son aide humaine, les professionnels de santé et les professionnels des services sociaux.

Fonctions exécutives : En psychologie, les fonctions exécutives désignent un ensemble assez hétérogène de processus cognitifs de haut niveau. Ils permettent de faire varier le traitement et le comportement de l’information à chaque instant en fonction des objectifs actuels d’une manière adaptative, plutôt que de rester rigide et inflexible. Les fonctions exécutives sont nécessaires pour effectuer des activités telles que la planification, l’organisation, l’élaboration de stratégies, pour être attentif et se rappeler les détails, et pour gérer le temps et l’espace. En s’appuyant sur des études neuropsychologiques et neurophysiologiques, il est largement admis que le cortex préfrontal joue un rôle-clé dans le soutien des fonctions exécutives (ou contrôle cognitif) dans le cerveau. Cependant, les différentes fonctionnalités des fonctions exécutives semblent recruter différentes parties du cortex frontal, ainsi que d’autres régions du cerveau.

GEVA-Sco : Guide d’évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation. Le GEVA-sco est un extrait du document appelé GEVA, guide d’évaluation des besoins de compensation des personnes handicapées.

Habituation : En psychologie, l’habituation constitue une forme d’apprentissage. Elle consiste en la diminution graduelle (et relativement prolongée) de l’intensité ou de la fréquence d’apparition d’une réponse à la suite de la présentation répétée ou prolongée du stimulus l’ayant déclenchée (lorsque nous portons des vêtements, par exemple, nous en oublions rapidement la sensation).

Hyperacousie : L’hyperacousie est un dysfonctionnement de l’audition, caractérisé par une hyperfragilité de l’ouïe. Une personne atteinte d’hyperacousie ne pourra ainsi pas tolérer certains sons ou certains environnements bruyants.

Hyperesthésie : L’hyperesthésie se traduit par une sensibilité exacerbée des différents sens. Cela affecte la perception des sensations douloureuses, vibratoires, thermiques ou tactiles. L’origine de l’hyperesthésie peut être pathologique ou physiologique, et la sensation ressentie est parfois décrite par le sujet comme pénible, voire insupportable. En psychologie, Jeanne Siaud-Facchin utilise le terme en le définissant comme une « exacerbation des sens » qui caractérise les enfants (et adultes) surdoués (HP) : chez ces derniers, les informations sensorielles parviennent beaucoup plus vite au cerveau que dans la moyenne et ces informations sont traitées dans un temps significativement plus court.

IME : Instituts Médico-Educatifs. Ils ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle quel que soit le degré de leur déficience. Leur objectif est de dispenser une éducation et un enseignement
spécialisés prenant en compte les aspects psychologiques et
psychopathologiques et recourant à des techniques de rééducation.

MDPH : Maison départementale des personnes handicapées.

Mono-traitement : L’information sensorielle n’est traitée que sur une seule modalité (un seul sens fonctionne à la fois). Le sujet peut ne pas avoir conscience des informations qui arrivent par les autres sens (Olga Bogdashina, 2003).

PAI : Le projet d’accueil individualisé est un document écrit qui précise les adaptations à apporter à la vie de l’enfant ou de l’adolescent en collectivité (crèche, école, collège, lycée, centre de loisirs).

PAP : Le plan d’accompagnement personnalisé concerne tous les élèves, quelle que soit leur nationalité, dont les difficultés persistantes sont la conséquence d’un trouble spécifique des apprentissages (troubles « dys ») et pour lesquels des aménagements et adaptations de nature pédagogique sont nécessaires afin qu’ils puissent poursuivre leur parcours scolaire dans les meilleures conditions.

PCH : Prestation de Compensation du Handicap. Aide financière destinée à compenser la perte d’autonomie dans la vie quotidienne, y compris la vie sociale. Se substitue à l’AEEH si elle est demandée.

PPRE : Le programme personnalisé de réussite éducative permet de coordonner des actions pour apporter une réponse efficace à la prise en charge de difficultés rencontrées par les élèves dans l’acquisition des connaissances et des compétences du socle commun.

PPS : Le projet personnalisé de scolarisation concerne les élèves en situation de handicap, il s’appuie sur le GEVA-Sco.

Pragmatique du langage : La pragmatique est une branche de la linguistique qui s’intéresse aux éléments du langage dont la signification ne peut être comprise qu’en connaissant le contexte de leur emploi.

RAPO : Recours Administratif Préalable Obligatoire. Le recours administratif est en fait une demande de réévaluation d’une décision par la MDPH.

SESSAD : Services d’Education Spéciale et de Soins A Domicile. Les SESSAD sont des Services
Médico-Sociaux, constitués d’équipes pluridisciplinaires. Leur action
vise à apporter un soutien spécialisé aux enfants et adolescents
handicapés dans leur milieu ordinaire de vie et d’éducation ainsi qu’à
leurs familles.

Stéréotypie : Une stéréotypie ou comportement stéréotypé est un ensemble de gestes répétitifs, rythmés sans but apparent, mais qui n’ont cependant pas le caractère compulsif des tics. Ces comportements auraient deux buts : favoriser l’évitement ou s’auto-stimuler. Cette hypothèse est fondée sur le fait que ces comportements peuvent être arrêtés volontairement pour un moment. L’intensité de ces mouvements peut être augmentée par différents sentiments comme l’excitation, le stress, l’ennui. Elle peut également être influencée par les demandes sociales ou le manque de stimulation sensorielle.
Les comportements stéréotypés peuvent être observés chez des enfants se développant normalement, mais disparaissent avec le temps. Certains comportements peuvent apparaître à nouveau chez l’adulte, entre autres, lors de périodes d’ennui ou de stress. Les comportements stéréotypés sont aussi présents dans certaines psychopathologies.

Surcharge sensorielle : La surcharge sensorielle est une dysfonction d’intégration sensorielle. Le corps reçoit plus d’information sensorielle qu’il ne peut en contrôler.

Synesthésie : La synesthésie (du grec syn, avec (union), et aesthesis, sensation) est un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. Par exemple, dans un type de synesthésie connu sous le nom de synesthésie « graphèmes-couleurs » (qui représenterait 64,9 % des synesthésies), les lettres de l’alphabet ou nombres peuvent être perçus colorés. Dans un autre type de synesthésie, appelée « synesthésie numérique », les nombres sont automatiquement et systématiquement associés avec des positions dans l’espace. Dans d’autres types de synesthésie, la musique et d’autres sons ainsi que les nombres, jours de la semaine et mois de l’année peuvent être perçus colorés, ayant une forme particulière ou une disposition spatiale particulière. Dans un autre type de synesthésie, appelé « synesthésie de personnification ordinale/linguistique », ces éléments évoquent des personnalités. La synesthésie impliquant des formes et couleurs est plutôt répandue, alors que la synesthésie impliquant des goûts et odeurs est plutôt rare. En 2004, l’Association américaine de synesthésie dénombrait 152 formes de synesthésies différentes.

Théorie de l’esprit : La théorie de l’esprit désigne en sciences cognitives les processus permettant à un individu de reconnaître un type d’état mental, pour lui-même ou pour une autre personne. C’est donc le processus cognitif qui permet de théoriser un état d’esprit : intention, désir, jeu, connaissance… se rapportant à l’autre ou à une projection de soi même, la théorie de l’esprit soulève la question de la façon dont l’individu procède pour se représenter le monde. Cette représentation, qui existe même si la théorisation est erronée ou lacunaire, permet à l’individu d’envisager ses propres attitudes et actions ainsi que celles des autres agents intelligents. L’apprentissage de cette capacité passe, entre autres, par la compréhension qu’autrui possède des états mentaux différents des siens. Cette aptitude enrichit qualitativement les interactions sociales — communication, collaboration, compétition, apprentissage, etc. — et relève ainsi de la cognition sociale.

ULIS : Unités localisées pour l’inclusion scolaire : ULIS-école, ULIS-collège, ULIS-lycée.  Elles permettent la scolarisation dans le premier et le second degrés d’un petit groupe d’élèves en situation de handicap (maximum 12 élèves par classe) ainsi que leur inclusion dans certaines matières sur des classes ordinaires.

Uni-modal : voir Mono-traitement

Sources : Wikipédia, Larousse, sante-medecine.net

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